L'enfant intellectuellement précoce (partie 3)

Voilà enfin le volet consacré aux enfants à haut potentiel à l’école. 


Ces enfants se réjouissent le plus souvent d’arriver à l’école maternelle. Ils imaginent qu’à cet endroit, leur soif d’apprendre, leur soif de connaissance va être rassasiée.

 


 

Ils vont se montrer très volontaires mais cela ne va pas durer. Ils vont très vite se rendre compte que l’école va leur permettre de rencontrer une multitude d’enfants mais que la plupart d’entre eux ne fonctionneront pas comme eux. A ce moment-là, la désillusion est immense. Ils commenceront à se sentir différent. 
Ils ne vont plus comprendre pourquoi ils doivent aller à l’école. Ils y vont malgré tout, mais auront du mal à y trouver la raison. Il va falloir arriver à les motiver. Les enfants à haut potentiel ont besoin de savoir encore plus que les autres pourquoi ils font les choses.

Si les parents et l’enseignant passent à côté, l’enfant risque d’avoir un sentiment par rapport à l’école qui ne sera pas positif. Loin de satisfaire sa soif d’apprendre, il risquera d’être stigmatisé par les autres enfants, parfois même cassés par les enseignants qui ne comprennent pas nécessairement les besoins de ces enfants.

Par ailleurs, parasité par son excès de sensibilité, d’empathie ou de perfectionnisme, l’enfant à haut potentiel pourra être repéré comme un enfant en difficulté et sera orienté vers des dispositifs d’aide, tels que l’orthophonie. Parfois même, l’enfant à haut potentiel et ses parents pourront passer par de longues périodes d’errance avant qu’enfin soit proposé le test de QI.

La scolarité des enfants à haut potentiel est bien trop souvent un chaos. Voici quelques signes d’alerte non systématiques…
- Ils prennent la consigne à la lettre, peuvent être perçus comme provocateurs
- Ils donnent des réponses qui vont au-delà de la réponse attendue et qui sont prises pour de la prétention d’autant qu’ils auront du mal à argumenter.
- Des enfants qui se permettent de dire quand l’enseignant a fait une erreur, qui ont un système de pensée et un raisonnement bien spécifique… 
- Les enfants à haut potentiel peuvent avoir un écriture brouillonne, peuvent être dyslexiques…
- Ils ont des difficultés à s’astreindre à un travail répétitif. Imaginez-donc leur ennui quand les notions sont vues et revues plusieurs fois dans leur scolarité. 
- Des troubles du comportement peuvent s’installer pour tromper l’ennui. 
- ….. et tant de choses encore….
Malgré toute la connaissance accumulée sur le haut potentiel, on attend encore bien trop souvent de leur part, qu’ils soient de parfaits élèves. Qu’ils soient en avance sur tout et les difficultés sont reniées. Il n’est pas encore tolérable pour certains enseignants de considérer que si l’enfant est identifié à haut potentiel il puisse défaillir dans certains domaines… Et encore moins imaginable qu’une accélération du parcours soit proposée alors qu’il y a des failles.

Le danger pour l’enfant à haut potentiel, est qu’il n’apprenne pas à utiliser ses potentialités. A quoi sert d’avoir une Ferrari si on est obligé de rouler à 50 km/h tout le temps ? Je vous confie ce test réalisé par l’éducation nationale et qui vous permettra d’avoir des pistes…

 

Et par-dessus tout, je vous encourage à partager cet article et je compte sur vous pour réagir et me poser des questions. Je tâcherai de compléter cet article en fonction de vos sollicitations. Il y a tant à dire sur ce sujet… 


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